A ma mère Pema Tso Mo

Tibétaine déssinée par Cosey ©

Tibétaine déssinée par Cosey ©

Ma mère aux yeux bridés peints de noir cheminait en tissant sa philosophie sur de la laine de chameaux, et souriait à la vie en offrant des parfums de santal pour la liberté…

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A ma mère Pema Tso Mo

de Aurélia Dreulma - Tara Sol est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.
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Les couvertures en laine de chameau, légères et chaudes, enlacent son corps qui respire dans la détente du réveil, pendant qu’il est 5 heures du matin. Elle est là-haut sous les toits, dans sa grande chambre sobre et claire qui surplombe et commande la maison, là où le bois et la pierre murmurent ses premières prières. Elle coiffe ses très longs cheveux noirs, tels une cape soyeuse qui vient vêtir sa robe de coton, et attrape ses sabots en passant par la bergerie adjacente à la cuisine.

Chaque matin elle va à la rivière tirer l’eau fraîche, sur le sentier de terre sableuse bordé d’herbes cristallisées par le gel. La nuit s’évapore en un manteau qui se rétrécit, alors que le ciel prend ses premiers rayons de lumière, entre étoiles et dégradés de rouge qui tissent des rainures bleues. Le soleil dépasse à peine les montagnes.

La porte s’ouvre en ravivant l’air de senteurs d’épices et de cire. Elle se dirige vers le chaudron pour y verser l’eau qui goutte sur la tomette au parfum de terre. Pour unique lumière une lampe à pétrole. C’est bien après ce cérémonial du matin, entre sa toilette, son repas, et les préparatifs, qu’elle vient jusqu’à ma chambre. Avec sa voix douce, et ses baisers, entre sa peau de santal, de curry et de lait, elle me réveille en ouvrant les volets.

Pour aller à l’école, je monte le chemin chaque matin, où un car vient nous prendre. Je porte un cartable, avec un petit sac de cuir où sont rangés dans du tissu des fruits secs et des biscuits de miel que je mange en deux pauses-récréation, le matin et l’après-midi.

Les journées s’écoulent avec gaîté au fil des saisons, mes jeux dans la neige, et mes trésors trouvés dans les bois, au bord de la rivière, dans les paillettes scintillantes du sable de l’été. Les chansons de ma mère me redonnent des forces et m’apaisent chaque soir, quand, lovée sur ses genoux, la tête dans ses fripes, je relâche mes grandes occupations.

Ainsi passèrent les années de mon enfance, avec ma mère. Elle peignait ses yeux bridés de kool noir, allait entre ses affaires au foyer, les marchés, ses amies, notre famille, tout en me transmettant l’imperceptible à mon regard. Un art de s’émerveiller des choses simples, une sensibilité pudique, une philosophie en pleins travaux, des doutes, un humour enfantin, et des aspirations profondes pour les arts.

Ma mère, cette femme qui de toute sa hauteur représenta, lors de mes premiers pas, la majeure partie du monde, je l’ai vue très vite rapetisser au fur et à mesure que je grandissais, et j’avais du mal à comprendre quelle femme elle était, baignant constamment dans son amour incommensurable, et dans son inconscient bouillonnant de certaines souffrances. Je voulais la protéger absolument car je sentais une tristesse en elle qui prenait le dessus, et je me sentais fragile à mon tour, dès que je m’éloignais de la région de notre domicile.

Un jour, la maladie qui se nome la « non-vie » la frappa. Je ne pouvais pas m’occuper d’elle, et comme l’enfant en quête de survie, j’ai cherché des solutions. Je fus obligée de quitter notre domicile, et d’affronter l’extérieur, ainsi que la modernisation de notre société. Je ne connaissais pratiquement rien de la vie, et de notre pays. Assez déstabilisée, j’allais de maison en maison, en quête d’un lieu réconfortant, et d’apprendre au plus vite tout ce que je ne connaissais pas. J’ai erré dans la vie, et dans celle des autres, sans comprendre mon chemin, sans savoir vers quoi me diriger…

Ce fut un long et pénible voyage, avec des pauses de bonheur. Les années passèrent, et je n’étais toujours pas retournée chez moi, j’avais même atterri, de petits boulots en petits boulots, dans un autre pays. Dans ce voyage, je me cherchais, et je me fortifiais, tout en apprenant à me connaître. Quel était mon moi ? Quel sens je voulais donner à la vie ? A chaque fois que je reprenais mes schémas, je m’apercevais que j’étais aveuglée par ce besoin inconscient de fusionner avec ma mère, en essayant de penser par ce qu’elle m’avait appris, et non par moi-même, si fidèle aux schémas de vie de ma mère, pour ne pas lui déplaire. Mes choix de vie s’en trouvaient influencés. Et régulièrement j’écrivais ou téléphonais à ma mère, pour prendre de ses nouvelles, et lui en donner. Nos conversations changèrent d’année en année, émulsionnées, entre l’amour et la colère. Je lui reprochais de ne pas prendre soin d’elle, de s’oublier, et de par ce fait, de m’oublier moi…

J’avais très peur que la maladie la tue. Mes colères avaient envie de repousser la maladie jusqu’à la chasser. Et plus la maladie grandissait, et plus je ressentais de la rage. J’étais très pauvre, je pensais que je ne pouvais pas l’aider, et j’étais devenue une émigrée en quête de solutions, pour moi et ma mère, et même toute ma famille.

Notre inconscient est fantastique, fort, intelligent, et parfois il nous mène exactement là où l’on ne s’y attend pas, mais précisément là où nous avons besoin. A travers mon voyage je cherchais ma survie, celle de ma famille, fuir le modernisme dictatorial, mais cela, c’était la partie consciente du mental qui me dirigeait. J’étais un peu comme l’enfant dans l’histoire du Talisman de Stefen King, qui part dans un monde parallèle pour sauver sa mère.

Mais le voyage nous met face à nous-mêmes. Face à nos désirs. Face à nos peurs. Face aux réactions en chaînes concrètes de nos actes. Au fur et à mesure du voyage, les circonstances m’obligèrent à me détacher des projections des autres, y compris de la famille, et du pays où j’avais grandi. Je découvris que je n’étais pas celle qu’ils avaient dit, mais une autre. Au bout du voyage, la rencontre fut avec moi-même, me rendant plus riche et me régénérant toute neuve.

C’est à ce moment-là que je compris les trésors que j’avais dans mes mains, dans mon sang, et que j’étais partie pour me sauver moi, sauver qui je suis, choisir de trouver le sens de ma vie, apprendre à penser par moi-même, etc. Cet instant magique dura, dura longtemps. Je n’étais plus dans le tableau des schémas familiaux en tant qu’actrice dans la cellule du clan, j’étais en train de regarder avec le recul des longues distances, le tableau de ma famille. Je n’avais plus le sentiment du besoin de les faire changer, car moi-même j’avais changé mes fonctionnements dans cette rencontre avec moi-même. Ainsi j’ai pu reconsidérer chaque personne de ma famille, sous un autre regard, et faire un tri, entre ce que j’acceptais de la transmission, et ce que je ne voulais plus. Une grande émotion me parcourut tout le corps, car je découvris en chacune et chacun des membres de ma famille, quelque chose de beau que j’aimais, et quelque chose de positif dont j’avais hérité.

Moi qui refusais le modernisme, je m’aperçus que durant des années j’aurais voulu avoir une télécommande pour changer le comportement de chaque personne. Et je me rendais compte que mes opinions avaient été influencées par mon entourage, et donc, qu’elles étaient faussées, et non construites sur mon expérience. Alors j’appris à parler un autre langage. Avec les plus jeunes, et les plus vieux, car on apprend toujours de plus petit et de plus grand que soi.

Ainsi j’appris à rentrer chez moi… A me retrouver, à me connaître… Mais aussi, qu’en me sauvant moi, je pouvais indirectement aider d’autres personnes à se sauver elles-mêmes. Le modernisme ne me faisait plus peur, ni la région, ni le pays, car où que je me trouvais, je restais maîtresse de ma vie, unique décideuse de mes choix et besoins.

Lorsque je revins dans mon foyer, ma mère était gravement malade, et les médecins ne savaient pas si elle s’en sortirait. Les larmes coulèrent sur mes joues, et s’évaporèrent en offrande à la vie. Je ne pouvais pas reculer, je ne pouvais pas dire : – « maman sauve-moi de ma peur de te perdre ». Ni appeler au secours mon père qui n’était pas plus puissant que la médecine. Il y eut un long silence entre moi et moi… Je décidai de rester auprès d’elle, dans une sorte de calme actif. Chaque jour je lavais ses pansements à l’eau de lavande, et chaque jour je voyais clairement que je ne pouvais plus me punir de culpabilité, de mes erreurs, ni accuser les autres. J’étais confrontée au fait de devoir apprendre à penser autrement, pour apprendre à respirer, à donner, à recevoir, à partager, en étant responsable de moi et de ma vie.

Mon changement intérieur apporta immanquablement une nouvelle forme d’attitude avec ma famille, et surtout avec ma mère, puisque je vivais dorénavant à ses côtés. J’étais fermement campée sur mes deux jambes, tout en ajustant chacun de mes gestes et mots à ce que je sentais de l’intérieur. J’ai commencé à m’occuper chaque jour de ma mère, comme si elle était mon enfant, tant elle était fragile. Peu à peu elle reprit de la vitalité, entre les soins, les promenades, la musique, ma présence vivante. Il me fallait gérer son quotidien, et j’essayais de me souvenir de tout ce que j’avais appris pour l’appliquer de mon mieux, tout en l’amenant à choisir à chaque fois ce qu’elle voulait pour elle. Cela lui donna l’occasion de se reconnecter à elle-même pour retrouver ses goûts, pour écouter ses besoins, puis pour faire ses premiers pas…

La force de vie est revenue en elle, son état s’améliora, les médecins nouvellement rencontrés firent du bien meilleur travail que les précédents.

Elle retrouva peu à peu son autonomie, et petit à petit j’ai lâché toute l’organisation du quotidien, pour la laisser devenir indépendante. Elle revint à la vie, sauvée, femme à part entière, neuve, sans être mon enfant mais ma mère et encore mieux qu’auparavant, sans fusion, et sans jouer à la copine. Guérie. Ce résumé de sa rémission pourrait prendre des pages, mais ce n’est pas le sujet du jour…

La conclusion, elle se situe entre l’équilibre de se trouver soi, de découvrir le sens de sa vie, de sortir des schémas intergénérationnels et du lieu où l’on a grandi, pour s’auto-éduquer soi, se permettre de faire « peau neuve », et se remplir de vie, en surmontant les épreuves, en acceptant de se regarder dans la glace, en écoutant attentivement pour discerner ce que l’on entend, en savourant le bonheur, mais… surtout, en cessant d’être fidèle à ses schémas familiaux, afin d’aller à la rencontre de soi-même, hors contexte ancestral. Pas besoin d’aller loin, juste la nécessité de changement, de prendre son temps avant de se décider, et accepter de ne pas avoir de contrôle sur la vie des autres, mais de s’auto-discipliner soi-même par la philosophie que nous nous sommes nous-mêmes construite, sans chercher à plaire à sa famille, ni à qui que ce soit. Ce qui signifie, non pas être désagréable, mais essayer d’être au plus juste avec nous-mêmes, et, de ce fait, avec les autres, en écoutant nos besoins, et ce qui nous fait du bien. Un clivage se fait. Qui sait s’écouter, sait écouter les autres.

Et ma mère dans tout cela ? C’est exactement cela qu’elle avait à apprendre, elle aussi, mais ce n’était pas en le lui disant qu’elle l’aurait compris, mais en voyant l’exemple des autres qui le vivent sincèrement. Le droit à la vie, et le droit au bonheur existent. Nécessité d’une épuration entre ce qu’elle se faisait souffrir elle-même, et les autres, par un besoin de reconnaissance excessif dû à un sentiment de manque d’amour, réel ou non, qui remontait à la petite enfance, mais réel dans le sens où il a été ressenti ainsi, entre le rejet, les incompréhensions, les transmissions des reproductions, etc.

L’inconscient est très intelligent, très fort, et lorsqu’une personne est entourée d’autres personnes équilibrées, saines, structurées, indépendantes, (qui ne jouent pas les psychologues en essayant de remplacer les professionnels et de balancer des opinions à gogo), elle se nourrit de leurs actes et paroles ou silences, pour aller y puiser ce dont elle a besoin. Lorsqu’une personne est dans la « non-vie », et qu’elle se retrouve entourée de personnes qui sont dans le « oui à la vie », instinctivement elle va se sentir mieux et commencer à s’occuper d’elle-même, dans une progression qui pourra l’emmener vers la guérison, accompagnée de professionnels.

Alors ma mère, comme toutes les femmes, c’est une reine. Mais elle, c’est ma mère, même si j’en ai plusieurs, car c’est elle qui m’a fait naître, donné la vie, nourrie de son amour. Elle conte les senteurs et mémoires de sa culture, elle peint la vie, elle ose la féminité, elle raconte la mère, et de notre rencontre sont nées des fleurs merveilleuses de complicité, par la rencontre de deux femmes, d’égale à égale, qui ont accepté de communiquer et de partager, entre les atouts et les faiblesses, avec le don d’être soi sans fusionner, avec le don d’être au présent. Et cela pour elle qui est d’autant plus consciente, après la grande traversée de la tempête où elle était dans la « non-vie », mieux consciente du calme et du bonheur de vivre, avec chaque jour le thé aux trois saveurs des quatre coins de la terre… L’homme, la femme, la mort.

En conclusion, j’ai envie de dire : « Attrapez votre vie au présent en allant à la rencontre de vous-mêmes pour trouver la paix. C’est préparer votre mort future, « la renaissance », car personne ne peut le faire pour vous. Courir dans tous les sens ne fait que ralentir le moment de cette rencontre avec vous-mêmes, vous décentre et vous éloigne des autres… Mais aussi, courir pour plaire aux humains ne fait que déplaire à la vie, en nous rendant désagréables avec nos semblables, et égoïstes, arroguants… »

Il est 5 heures du matin, et chaque nouveau jour naissant est le cadeau le plus riche au monde, pour chaque mère dont il est indispensable de préserver et respecter sa relation à ses enfants. L’aube chante l’immensité de l’univers, abreuve de source de vie, lave du sommeil de nos nuits, nourrit de cet oxygène vivifiant offert à l’humanité d’un même poumon, et permet à chacun de fouler la terre vers cette rencontre ensoleillée avec lui-même, pour mieux connaître l’être du peuple unique qu’est l’humain, pour mieux l’apprécier, et partager. Hommage à toutes les mères, déesses de la vie, et de nos frères et sœurs.

La nuit s’évapore en un manteau qui se rétrécit, alors que le ciel prend ses premiers rayons de lumière entre les étoiles et l’orange qui caresse le bleu azur. Le soleil dépasse pleinement les montagnes en une alliance heureuse et féconde à la terre. Ma mère fait son thé aux trois saveurs des quatre coins de la terre… L’homme, la femme, la mort…, elle sourit à la vie, elle dit oui à la liberté.



« Yemma » signifie: « Maman »

Tibétaine déssinée par Cosey ©

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6 Réactions à
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  1. Mohamed D. dit :

    Oh,c’est vraiment touchant! L’émotion me gagne à chaque phrase,à chaque évocation,à chaque image… Un texte vivant,sorti tout droit d’un coeur sensible. Lire ce texte pour un jeune qui n’a pas encore goûté au miel de la maternité ou de la paternité,c’est emprunter l’habit magique du plaisir qui s’y trouve!!!

    • Takla dit :

      Oui, c’est un très beau texte empreint d’amour et de lucidité, si vrai, et c’est aussi la parole de la fille à sa mère, que l’on peut entendre aussi venant de tout enfant à son père ou à sa mère. Je suis très heureuse que tu l’aies si finement apprécié. Merci.

  2. bruno dit :

    Trés beau texte plein de tendresse,d’amour et une touche d’introspection,le tout me « laissant » heureux et avide de lire le suivant.
    Merci.

    • A.Dreulma dit :

      Le texte suivant est en pleine préparation pour être publié aujourd’hui, nous allons parler du bien-être… Merci Bruno pour ces partages et ta présence sur mon site.

  3. Mori dit :

    Quel hommage !
    Je suis d’accord avec vous qui avez déjà laissé un message à la suite de cette lecture. On en ressort ému.

    J’ai pensé à ma mère! Et je me dis que c’est tout un chemin pour partager de femme à femme avec sa mère. Voir la femme qu’elle est et lui montrer la femme que nous sommes.
    Pour l’instant, je connais plus la mère que la femme.
    Je vis la même chose avec « mes autres mamans »!!!!

    Merci Aurélia. C’est un plaisir de te lire. Je me laisse porter par tes mots, la poésie de ton histoire et en même temps ça éveille mon esprit.

    • A.Dreulma dit :

      L’objectif des messages de ce texte est justement de faire parvenir le lecteur à cette transition entre la mémoire sacrée de la « Mère » qui donne la vie et même au-delà du simple fait d’accoucher, et par cette alchimie biologique, et affective, dans une transmission offerte par la mère et que l’enfant portera dans sa vie, et s’il le peut, en dépassant les limites de la matrice.

      Cela lui facilitera cette rencontre avec lui-même, et déclenchera cette rencontre avec la femme qu’est sa mère. De ses mécanismes psychologiques, peuvent se lever certains blocages. Ceux-ci permettent une découverte de personne à personne, dans une forme d’entraide, et/ou d’échange, où l’individualité bien ancrée peut s’ouvrir au sentiment paisible pour sa mère et jusqu’à la communauté. L’oeuvre de la vie prend ainsi tout un autre sens, et l’appel à la responsabilisation en tant qu’adulte de par une maturité émotionnelle. Que l’on s’entende bien avec sa mère, ou que la relation soit difficile, nous pouvons essayer de passer ce cap des limites de la matrice en s’émancipant avec respect, pour mieux se connaître, et ainsi, il en découle cette rencontre intéressante face à sa mère, et à l’oeuvre de la vie qu’elle représente. Apaisement et joies peuvent en découler.

      Merci à Mohamed, Takla, Bruno, et aux personnes qui m’ont envoyé des messages. Merci à toi Mori. Une pensée chaleureuse pour chacun(e) d’entre vous.

      N’hésitez pas à donner vos opinions, approfondir la discussion, et à apporter des liens et infos. Si toutefois il y a un soucis pour déposer certains liens en commentaires, vous pouvez me le transmettre par la page contact et le webmaster Wasabi l’incorporera dans votre commentaire et/ou avec l’écrit de votre choix.

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