Quand les écrivains suivent l’humeur politique

Quand les écrivains suivent l’humeur politique

Le pourquoi du comment ils s’en fichent, ils les déplorent inutiles, ils les ignorent, parce que ça ne fait pas… sensation…

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Quand les écrivains suivent l’humeur politique

de Aurélia Dreulma - Tara Sol est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.
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Je me promène sur les papiers des négoces à l’édition, j’arpente les rues des poètes et écrivains, avec cette consternation devant des écrits à la mode: catalogues déprimes…

La culture a laissé choir la joie de la transmission,
pour alimenter la misère intellectuelle avec ses étroits souliers dont le niveau rétrograde attardé
est désopilant…

Vive les poètes qui clament l’amour!

J’écris dans la liberté d’expression, ce qui me comble et me chatouille, me révolte, pour témoigner de ce qui se dit dans la rue, la campagne, les usines etc.

Car, de ma petitesse d’écrivain, je suis à la bonne mesure pour me faufiler, haute comme trois pommes, parmi notre quotidien où j’aime mettre un grain de sel pour soutenir les miens, les humains.

J’apprécie et salue les auteurs aux mots experts, narrateurs, instructeurs, qui fondent et défoncent nos rêves pour nous arracher à nos préjugés, et défendre nos droits de l’homme: la paix dans le monde.

Le soleil manque dans la nouvelle littérature, où je cherche les flammes sincères, sans leurs cahiers de rédactions et compositions françaises, où l’on se compose démagogue morose, voire provocateur en hécatombe d’outre-tombe.

Ah je ris devant autant de niaiseries, j’en pleure,
devant ces lamentations sans pudeurs où l’impact recherché est la victimisation…
Star Academy oh non oh non!

Pourtant, c’est là, jusque dans les langages utilisés de ces écrivains douteux. Exhibition du malheur version synthétique, on se chausse en échasses au-dessus de la crasse qu’on envoie à la louche au nouveau voyeurisme.

On incite à la délation, on divise, on encaisse, ding, ça rapporte! Pâture aux nouveaux sarkozystes, mais mon dico sur l’ordinateur ne connait pas encore ce nom, une chance pour ses circuits…

Des catalogues ont fait croire à des millions de gens qu’ils s’instruisaient, avec : « il pleut bergère, recettes de cuisine, biographies des abandonnés… ».

Oui, en France on croit qu’on sait tout
parce qu’on l’a vu à la télévision,
parce que si c’est édité c’est que c’est vrai…

Parce qu’on s’assoit sur les acquis culturels de Molière en mangeant des hamburgers, en disant à ses enfants des fatidiques : « parce que… ». 

On se persuade des valeurs trouvées dans la violence, dans l’ignorance offerte… Oui, oui, je me répète.

Il y a du venin dans Babylone écrivain avec son rien.
Vide que Sarkosy alimente de son vent star avatar.

Il assèche, ratisse le jardin, désertification, comme le souffle sans lumière. Nous ressemblons à de la mauvaise herbe pour lui. Herbe sauvage, indomptable.

Qu’il faut à tout prix mater et ratiboiser.
Pour une «France propre» voilà un mal propre
qui écrabouille l’info!

Voilà un paquet d’écrivains en faiblesse pour la provocation morbide sans message qui contribuent à, c’est dans l’air, ça sent l’gaz de la répression…

Leurs livres sont de la nourriture en pâture aux vautours, on le sait, ils aiment ça, « ces gens là ça mange la soupe froide » comme disait Jacques Brel.

Ils vous racontent en détail comment monsieur machin s’est fait trucider, comment madame truc s’est faite violer… Bouh! les détails croustillants qui me font vomir, refuser ce genre de lecture…

Les pourquoi du comment ils s’en fichent, ils les déplorent inutiles, ils les ignorent, parce que ça ne fait pas… sensation…

C’est de l’écriture facile qui met les artistes en exil.

Merci à tous ceux qui protègent l’amour, la paix,
et l’instruction, avec des messages vivants!

 

Hommage à Léo Ferré :

Ci-dessous une citation de Kateb Yacine l’éternel perturbateur, décédé il y a plus de 20 ans. Il a eu une popularité importante en Algérie.

« Le vrai poète, même dans un
courant progressiste,
doit manifester ses désaccords.
S’il ne s’exprime pas pleinement, il étouffe.
Telle est sa fonction.

Il fait sa révolution à l’intérieur
de la révolution politique ;
il est, au sein de la perturbation,
l’éternel perturbateur.

Son drame,
c’est d’être mis au service
d’une lutte révolutionnaire,
lui qui ne peut ni ne doit
composer avec les apparences d’un jour.

Le poète,
c’est la révolution à l’état nu,
le mouvement même de la vie,
dans une incessante explosion. »

Auteur : Kateb Yacine.

 

 

 

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Une réaction à
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  1. Natacha dit :

    VRAI VRAI VRAI !
    Où sont passé les poète, les révolutionaires, les transmetteurs, les dénicheurs? !!! Y en a marre des éditos qui parle des éditos et de la télé qui parle de la télé. Je veux de l’oxygène!

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