Introduction :
Ce témoignage recueilli représente un ensemble assez significatif de la relation père-fille dans un pays comme la France, donc il est préférable de lire l’histoire entièrement pour en élucider les décryptages qui sont aussi valables en d’autre situations et sur plusieurs générations ; les pères étant souvent absents à cause de leur travail, et les petites filles devenues des femmes, puis des mères et des grands-mères, portent souvent cette difficulté à sortir de leurs carcans pour se réaliser et se rencontrer, tant l’image du père reste majoritairement le facteur d’un espoir de reconnaissance non réalisé.
Papa Swing
Les matins sentaient bon le parfum du sommeil qui se mêlait à mon bol de lait. La lumière glissait une joie paisible d’où montait mon envie de gigoter, comme une petite fille qui se voit grimper sur une fleur magique jusqu’au cosmos. Le séjour avait une baie vitrée, par laquelle je regardais, songeuse, la végétation. Mes rêves d’exploratrice, mon envie de parler aux plantes et aux animaux, tourbillonnaient en un nuage de papillons. Dans la pièce qui me paraissait immense, il y avait le buste blanc d’une statue égyptienne à qui je confiais mes secrets, tant sa belle tête effilée m’inspirait une sensation de grâce, de bonté, et de justice. C’est à elle que je demandais de réparer mes soucis.
Mon père arrivait avec des grands bâillements, et me souriait en me demandant si j’avais bien dormi. D’un geste il se frottait le haut de la tête, et rangeait ses cheveux en arrière. J’adorais notre complicité, son œil pétillant de bienveillance à mon égard, et sa manière d’entonner des chansons joyeuses, tel un oiseau qui annonce la bonne et belle journée qui commence.
Mon père me remplissait de calme, et j’étais telle une petite source naissante qui s’abreuve au pied d’un arbre immense, puissant, éternel et indestructible. Son visage pâle rayonnait, semblable aux rayons du soleil qui se reflètent sur les plumes d’un cygne blanc. C’était un homme droit, avec un cœur à la sève de sapin. Réservé et distingué, mais pas sans humour ; il guérissait tous mes maux. Lorsque j’étais malade, il me mettait au régime yaourt, eau, et tranche de foie. Ce plein de vitamines devait m’aider à avoir la foi. Il s’intéressait à mon alimentation qu’il voulait la meilleur, et refusait qu’on me fasse boire des sodas aux repas. Cela je m’en souviens bien, car je n’y comprenais rien, mais mes grands-parents étaient très portés sur les sodas, et des repas si copieux qu’il fallait plusieurs jours pour les digérer.
Les gestes de mon père étaient précis, délicats, et lorsqu’il boutonnait mon petit manteau, j’avais l’impression d’être une princesse. Il posait son doux regard dans mes yeux et je me sentais considérée comme une personne à part entière, prête à parcourir la planète.
Dans la voiture il chantait fort, il riait, et surtout il chantait son swing. Il aimait les jours de repos m’emmener vers des aventures toutes pleines de surprises. Les matinées étaient souvent consacrées au marché. C’était son jour pour faire les courses. Son caractère, curieux de nature, me transportait dans des histoires merveilleuses de poissons, crustacés, légumes, fruits, poulet grillé, avec un cours sur les vitamines… En passant par l’histoire de la place du marché, l’architecture du marché couvert, et le grand parc par lequel nous revenions chargés de victuailles.
Avec lui, chaque jour était une célébration à la vie, une fête, où il débordait d’enthousiasme, et nos courses étaient toujours abondantes en aliments frais. Même peut-être trop, je ne sais pas, je crois que des fois il se faisait rouspéter pour la quantité de ses achats, mais il savait y faire pour que nous ayons toujours une sensation de bonheur et d’abondance. Avec lui, j’ai appris à préparer des festins avec peu de choses, alliant les saveurs et les décors des plats. Un riz sauce dont le goût reste inoubliable, juché d’un bon poisson frais, est un plat qui n’a rien d’extraordinaire, si ce n’est son iode, son parfum et ses couleurs, pour notre ventre plein… Ou des huîtres avec du pain et du beurre pouvaient se transformer en un paradis terrestre. Notre luxe était le poulet grillé qui faisait frémir mes narines.
Avec mon père j’ai beaucoup voyagé : nous roulions sur les routes comme si nous faisions le tour du monde. Sa nature pleine de vie et du goût de la simplicité le faisait s’intéresser à toutes sortes de choses, où il éveillait mon éducation. Nos haltes répétitives pouvaient faire croire que nous avions parcouru mille kilomètres, alors que nous en avions fait deux cents. Un petit village, une chapelle, une fontaine, des arbres, un puits, une statue, la mer, etc. Toutes les routes étaient truffées de trésors, d’aventures, et de milliers de découvertes. Il avait tellement à m’apprendre. Comme apprendre à respirer, sentir l’air, remplir mes poumons comme une montgolfière, pour m’imprégner au maximum du bon plein de vie. Apprendre à compter les arbres, en distinguant leur âge et leur bois, leur feuillage. Houlala, j’avais été très surprise de m’apercevoir qu’il existe toutes sortes de variétés de chênes !
J’apprenais l’alphabet avec les noms des fleurs… Achillée, bruyère, coquelicot, doucette, edelweiss, etc. Chaque fleur était regardée minutieusement, et mes yeux d’enfant absorbaient les moindres détails de cette plante à l’allure d’un micro-cosmos, à elle toute seule. Sur mon cahier, je les coloriais et dessinais leurs lettres.
Apprendre à connaître les pierres sur les étalages des marchés, ou jonchant les sols de la terre, associées à la physique, à la chimie, à l’histoire. Le silex et la préhistoire, le calcaire de notre région, l’améthyste pour apaiser les cœurs… L’ambre, résine qui est un fossile, me faisait descendre dans les profondeurs des forêts et de la terre, en allant à la vitesse de la lumière jusqu’à des millions d’années en arrière.
Et puis il y avait aussi les églises, où il n’aimait pas la froide représentation du Christ crucifié, mais il appréciait venir s’y ressourcer, autant que dans le sanctuaire de la nature. Pour lui, c’était la même chose, avec une certaine admiration pour la ferveur des humains qui construisent et vénèrent des lieux de culte. Il n’avait pas de religion, mais il était très respectueux de celles-ci, et sa quête était tout autant immense, pure. Ainsi j’ai appris à m’instruire, y compris sur toutes les religions, dans cette curiosité philosophique, et cette nécessité de faire le bien.
Le respect était son bâton de marche, et son optimisme l’aida à traverser tous les ouragans, en m’insufflant sa force de vie combative. La transmission que je n’arrivais jamais à retenir, était pourtant une de ses passions. Il s’agissait d’apprendre à connaître les étoiles de notre galaxie. Je trouvais l’univers magnifique, et si immense que je me perdais dans les constellations, admirative et si impressionnée que j’avais l’impression que je ne pourrais jamais me souvenir de tout.
Parfois il m’amenait dans des musées. On s’amusait des histoires magiques du passé. A Paris nous avons fait le tour du musée de l’Homme, mais notre lieu préféré restait le palais de la découverte. J’étais très impressionnée par toutes ces expériences de physique qui me faisaient me sentir très petite, et presque en décalage, comme si je ne pourrais jamais comprendre ni apprendre tout cela. En bonne spectatrice j’étais admirative, les cheveux dressés sur la tête, jouant avec mon imaginaire et riant de toutes ces inventions.
Le plus difficile entre mon père et moi, c’était mes devoirs scolaires. J’étais une enfant sensible, rêveuse, et la logique de la grammaire ou des mathématiques me semblait très lointaine, impalpable. Il m’expliquait longuement chaque chose, et lorsqu’il s’agissait que je réalise seule un exercice, c’était comme si tout ce que j’avais entendu partait en fumée. Je pensais que je le décevais, et cela me paralysait. Me voyant devant mon blocage, il râlait, ressaisissait un peu son calme, et reprenait la leçon. Je devais réussir l’exercice pour pouvoir aller jouer. Cela me paraissait des longues heures, terribles de sérieux.
En grandissant, après chaque nouvelle année où l’on soufflait mes bougies, un malaise grandissait à mes côtés. Je l’avais surnommé Pimprenelle. Pimprenelle représentait la difficulté pour la petite fille que j’étais, de vouloir être parfaite pour son père, et qui se disait qu’elle n’y arriverait jamais. Mon père représentait l’inaccessible de la perfection, et je me demandais comment j’arriverais à être à sa hauteur, et à être aussi parfaite. Je supportais difficilement les remarques que faisaient les autres à son sujet, et je lui trouvais toujours mille excuses, pensant que les autres ne comprenaient rien à qui était mon père.
C’était un homme ouvert, sociable, il parlait avec tout le monde et il ne tenait absolument pas compte des différences de classes sociales. Il s’intéressait réellement aux gens, à leur vie, et les écoutait attentivement, en agrémentant les conversations d’humour et de questions pudiques, n’allant jamais critiquer qui que ce soit, ni être indiscret. Cela me paraissait merveilleux, et je pensais que partout où il passait, il partageait du bonheur. Sa générosité était remarquable. Sur ses conseils, je m’appliquais à être sage, à faire les choses comme il me disait, et j’espérais réussir à être tout le temps avec lui. Il travaillait énormément et cela le faisait disparaître durant de longues périodes. A chaque fois qu’il était sur le départ, je sentais ma gorge se serrer, et j’avais l’impression de mourir. A chaque fois qu’il revenait, je me remplissais de vie, de joie, et j’implosais de bonheur.
Lorsque j’atteignis mes douze ans, il devint distant avec moi, plus exigeant, plus sérieux. Je n’avais plus le droit de le prendre dans mes bras, ni de monter sur ces genoux, ni de lui tenir la main. J’avais l’impression de perdre mon papa et le swing de ses chansons, et j’avais deux peurs. D’une que la terre s’ouvre sous mes pieds, et de deux, que le ciel m’écrase. La situation était bancale dans ma tête. L’adolescence fut mouvementée, entre l’envie d’être proche de lui, et la colère de me croire rejetée. Ainsi je commençais à le provoquer pour voir si vraiment il allait m’abandonner. Mais non, son silence fut clairsemé de réprimandes, sans pour autant que j’en comprenne les limites, ni les réprimandes. Il voulait en quelque sorte que j’apprenne à couper le cordon avec lui, que je me responsabilise, et moi je voulais qu’il me donne une carte d’identité, avec des compliments, pour nourrir ma nostalgie de petit fille qui voulait une reconnaissance éternelle de son papa swing.
Ma colère ne fit qu’augmenter, et je partis faire ma vie en quête de millions de choses, me croyant perdue et abandonnée. La crise de l’adolescence continua longtemps, accumulant les erreurs et les expériences, j’en voulais à la terre entière d’être là, seule face à ma vie, et je refusais obstinément de me responsabiliser, en espérant que mon père viendrait me sauver.
J’ai fait la connaissance de petits boulots et de quelques princes charmants pour de merveilleux désenchantements. Je restais fidèle à ma colère qui m’avait poussée à aller au sens opposé de mon père. Et sous l’influence de ce sentiment d’abandon, j’allais chercher ce qu’il y avait de plus moche. C’était une forme de résistance intérieure. Je me disais que si mon père m’avait rejetée, il n’était peut-être pas mon père, et qu’il ne me protégeait pas de la vie. Sa demande que je m’émancipe m’était si insupportable que je ne voyais pas pourquoi je me serais protégée moi-même.
Je voulais rester la princesse de mon père, et me rendre inaccessible au bonheur de rencontrer le grand amour. Je choisissais donc toujours des histoires sentimentales dont je savais qu’elles ne dureraient pas, et je m’y appliquais naïvement, pour créer le pire. Pendant ce temps-là, mon père avait le dos large. Les personnes les plus importantes pour moi m’avaient déçue, deux de mes professeurs, et au lieu de régler mes différends avec eux « car eux aussi voulaient que j’apprenne à devenir adulte », j’en faisais porter la faute, encore, à mon père, cet être que je voulais si parfait et dont le principal défaut était son absence.
Après de longues années d’errance dans ma vie et mes colères, j’ai fini par en avoir marre de ne pas être heureuse et d’être mal accompagnée. Je décidai de rester seule pour faire le point. Ce fut une longue traversée du désert, entre mes mirages, mes peurs, mes souhaits, et mes colères. Je décidai enfin d’avoir autorité sur moi, de m’alimenter correctement, et de faire du sport. Dans mes rares contacts avec mon père, je commençais toujours par des grands « je t’aime papa », pour aboutir à des reproches et des provocations. Il devenait donc exclu pour mon père de me contacter, tant que je serais dans cet état d’esprit, et il me laissa seule dans mes cogitations internes.
La descente aux enfers fut réellement terrible. Mon super moi du petit enfant qui avait deux ou trois ans restait trop puissant, et je me disputais avec lui. Chaque matin je pleurais en me forçant à manger mon muesli, pour sortir de ma maigreur. En me croyant victime de l’abandon du père, j’étais devenue tyrannique en refusant de m’alimenter. Une sorte de chantage affectif que je ne pouvais plus continuer si je voulais apprendre à vivre, et… vivre. Donc les petits-déjeuners se faisaient dans les ronflements de mes larmes, dans les couacs de ma gorge, et dans mon muesli au lait. Le thé adoucissait le passage, et sitôt terminé je partais dans une gymnastique intense. Ma maison étant en travaux, je faisais du tout terrain. Je me suspendais sur une poutre pour relever les jambes, afin de me muscler. J’étouffais de larmes en faisant des pompes sur le vieux plancher. Et toutes sortes d’exercices physiques s’enchaînaient dans des cris de rage, jusqu’à terminer exténuée, calmée, par quelques mouvements d’étirements et de relaxation.
Au bout d’une année de marche à pieds dans la nature de mon monde intérieur, dans les champs et forêts, et de sport intensif, je sentais mon corps épuré de toute cette adrénaline engrangée durant tant d’années. L’appétit était revenu, et l’apaisement aussi. J’avais enfin franchi le pas, à ma manière, de l’émancipation. Je pouvais me reconstruire, j’étais prête. La solitude ne me faisait plus peur, et d’une certaine manière, elle me sécurisait. Je me sentais bien avec moi-même, et j’étais bien contente de vivre comme j’en avais envie, tel que j’en ressentais la nécessité.
La solitude ne me quitta pas, je n’étais qu’au début de plusieurs années d’introspection à observer mes fonctionnements. J’étais dans une sorte de rééducation de moi-même. J’avais quelques ami(e)s que je gardais à distance, je sortais peu, et j’apprenais à vivre avec moi, en assumant mes émotions, ma solitude et mes opinions en transformation. J’étais consciente de passer un cap important pour le restant de ma vie, et de ne pas finir femme-enfant.
Ce n’est que des années après que je retrouvai mon père. J’avais enfin assimilé ce qu’il avait voulu me transmettre, et je n’étais plus la petite fille capricieuse qui exigeait toute son attention sécurisante. Je m’étais révélée, j’étais devenue une femme à part entière, je me sécurisais seule, et je pensais par moi-même. J’avais eu autorité sur mon enfant intérieur, j’avais bercé et consolé la petite fille, et j’avais accepté d’éclore comme une fleur, même si c’était douloureux. Finalement je m’étais épanouie, laissant ma part féminine vivre, décider, et j’avais laissé naître ma part masculine pour agir dans ma vie et me protéger.
Lorsque j’ai revu mon père, j’étais très touchée par sa sensibilité alliée à sa force de caractère. Son regard m’a fait comprendre son pardon, et nous avons appris à nous apprivoiser d’une certaine façon, car il fallait retrouver ou même créer, un nouveau mode de communication. Mais aussi que je lui prouve que je n’étais plus dans un mode de fonctionnement abusif, ni tyrannique. Je lui montrai progressivement mon respect, mon écoute, et lui fis découvrir ma vie. Au début je le voyais me couvrir de conseils, comme pour rattraper le temps perdu, il avait besoin d’être dans son rôle de père. Il avait un peu vieilli, et j’étais émue de réaliser la nouvelle fragilité de son corps, croisée à sa grande personnalité.
Il était beau, il avait une certaine grâce naturelle, et j’aurais aimé le lui dire doucement. Sa joie de vivre était remarquable, elle éclairait son visage de l’aura de papa swing. Un père ne dit pas les choses comme une mère, il aborde autrement les sujets importants, et ses messages passent sur une barque qui atteint le centre de notre cœur, car elle en connaît le chemin. C’est lui qui m’a donné la vie, l’optimisme, la force d’aller de l’avant.
En apprenant à respecter mon père, j’ai appris à me respecter. Il n’a jamais eu la moindre agressivité envers toute femme, ni envers moi. Il a toujours été le soleil qui éclairait la lune. Il a parcouru le tour de la terre en la semant d’actes qui portent la noblesse du cœur, pendant que je me débattais entre l’envie de ne pas être, de ne pas sentir, de ne pas vivre, de partir dans le rêve, et l’envie d’être consciente, agissante, de me connaître, d’être à l’écoute de ce que je sens… entre le fait d’être heureuse de partager la vie… et la sévérité de l’expérience acquise… J’ai osé être, sans me tenir toute rigide au chambranle des normes et des carcans. Masques et animosités avaient disparu. J’ai osé être, afin de ne pas faner avant l’âge.
Mais à force que mon père voyage en faisant le tour de la terre, j’ai compris que je suis semblable à toutes les âmes. Autant avant j’avais peur de ne pas être à la hauteur de mon père, autant par la suite, grâce au fait qu’il m’imposa de me prendre en main moi-même, j’ai eu la paix qui s’est installée, du fait que je me suis prouvé être capable de me réaliser. Il m’apporta son soutien, en temps et en heure voulus, car le bon moment était arrivé. J’étais assez mature pour l’utiliser à bon escient.
Ainsi cette histoire ne se termine pas, elle se prolonge pour continuer la prospérité du bonheur. Le père est porteur de vie, son bâton d’appui doit taper le sol en sagesse. J’ai pu en prendre exemple, en apprenant à marcher et à parler avec mon propre bâton, ma colonne vertébrale, pour porter seule mes os et mes mots. Agissante dans ma vie pour des échanges fluides où je ne porte pas les autres, sans même me laisser porter, je découvre les partages aux résonances pleines.
Voilà le message de cette femme qui nous raconte ici, comment elle entend toujours encore, son père Papa Swing chanter. Jusque dans la prolongation de sa vie. Chaque jour où le soleil se couche à sa porte, pour aller éclairer de l’autre côté la terre, afin de ne jamais la laisser seule, irradiant la lune chaque nuit pour qu’elle n’aie pas peur, et, pour toujours revenir chaque matin continuer la vie, de son amour éternel et infini…
Le respect était le bâton de marche, de Papa Swing qui fredonnait sa chanson…

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J’ai lu, c’est méga de fraicheur et de tendresse.
pour le papa de 4 filles que je suis, un tel témoignage a beaucoup de sens…merci…
les enfants imitent toujours leurs parents c’est pour cela q’il faut leur donner de vrais valeurs
C’est d’une grande fraîcheur